portrait mobile

Je n’ai jamais montré de photo de moi (récente), pas seulement parce que je pense que c’est important de garder cette distance (étant donné que je raconte pas mal ma vie), mais aussi parce que j’ai beaucoup de mal à en trouver des qui me plaisent (disons que ma confiance et moi on est pas potes).
J’ai fait un autoportrait, ce weekend, et je me suis dit que je pourrais peut-être vous le partager, pour que vous « visualisiez ». C’est rassurant, parfois, de savoir qui on lit.
Mais je me trouvais beaucoup trop jolie sur ce dessin, trop lisse, et pas très moi-même. Hors je ne suis pas là pour m’idéaliser et donner l’impression que je suis un canon de beauté.
Alors j’ai gardé la première version de ce dessin, et puis j’en ai fait une autre, juste de mon visage. Le vrai, si je puis dire. Encore un peu trop parfait, bien sûr, c’est le style du dessin, mais c’était juste pour vous rappeler qu’on donne en ligne l’image (littéralement pour le coup) de nous que l’on veut, et qu’il est très simple de montrer quelque chose de déformé.
autoportraitvisage
Souvent, ça a plus de conséquences qu’on ne peut l’imaginer, et créer l’illusion de la perfection est parfois dangereux.
Personne n’est tout le temps « on fleek », et certains ne le sont jamais.
C’est pas bien grave (je crois), et je survis avec mes quelques boutons, mes cernes et mes joues constamment pivoine.
Parfois je brille, souvent j’ai les lèvres gercées et du mascara sur la paupière. Mais ça va. Je ne m’aime pas trop, mais j’ose espérer qu’il y a plus important.
Et j’estime ne pas avoir à vous faire croire que je suis jolie.
Je vous keur, peu importe à quoi vous ressemblez.
Et j’espère que vous aussi.

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sadspiration

Mon horoscope m’a dit aujourd’hui « Si quelque chose vous chagrine, parlez en ! ». Je n’avais pas envie de mettre des mots dessus mais plutôt des images.

Aussitôt dit, aussitôt fait.
Si vous êtes guilleret et que la pluie ne vous a pas encore démoralisé vous pouvez passer votre chemin. Sinon, ça ne vous prendra pas longtemps.
large
Et vous, ça va?

keur
Lili

vivre pour plaire, plaire pour vivre?

J’avais déjà pensé à ça, et lu des choses sur le sujet, mais cela ne m’a vraiment frappé que lorsque ma mère m’a dit « enlève tes cheveux de tes yeux Lili, tu es plus jolie le visage dégagé« . Je ne me rappelle plus de l’échange exact mais je lui ait plus ou moins répondu que je ne vivais pas pour être jolie, et que je n’étais pas là pour plaire aux autres ou rendre bien dans le paysage. Elle a contesté qu’on ne pouvait pas vivre sans le regard du monde extérieur, ce avec quoi je suis totalement d’accord, mais il me semble que ce sont deux choses bien distinctes, et je pense être plutôt bien placée pour le savoir.
Je suis du genre parano, et donc souvent persuadée que tout le monde me regarde mal ou parle dans mon dos. Autant dire que l’opinion que chacun se fait de moi m’importe souvent beaucoup.
Mais je n’estime pas pour autant devoir faire des efforts pour contenter mon entourage.
Je ne veux même pas aborder le sujet des réseaux sociaux, qui sont une pêche à l’attention, aux compliments, et où il s’agit de se mettre le plus en valeur et en scène.
Je vous parle juste du quotidien.
Très tôt, on apprend aux petites filles (et petits garçons, mais cela me semble moins présent chez eux) à se tenir droites, à sourire, à ne pas tâcher leurs vêtements. Parce qu’il faut être présentable, que les gens vous voient bien: on doit toujours faire bonne impression.
large         
Mais parfois on a pas envie. Parfois on voudrait juste avoir les cheveux dans le visage et qu’on nous foute la paix. Bien sûr l’exemple est ridicule, mais tout part de cela.
Ma mère a ajouté, voyant qu’une amie était d’accord avec elle, « tu vois, on est deux à le penser… » comme si le fait que cet avis était partagé signifiait que je devais forcément le prendre en compte.
J’adore ma mère et je sais que ses intentions étaient honorables mais j’ai trouvé sa réflexion assez faible sur le moment, et j’étais pas mal colère.
Tout comme lorsque le lendemain une charmante gamine m’a fait remarqué avec une grande délicatesse que j’avais « un gros noeud dans les cheveux LÀ » et que mon collant était « troué ICI« .
Ce n’était pas bienveillant, c’était juste pour me faire remarquer que je n’avais pas fait tout ce qu’il fallait pour correspondre aux normes de jenesaisquelprincipe bidon qui fait qu’on ne peut pas se ronger les ongles, mettre les coudes sur la table ou sortir avec du mascara sur la paupière.

C’est pas un coup de gueule que je passe là, j’aimerais juste m’assurer que je ne suis pas la seule à être soulée de devoir plaire, autant par mon physique que par mon attitude.
Ça peut paraître un problème minime, et ç’en est sans doute un, mais c’est de cela que découlent beaucoup de choses graves, comme l’hypersexualisation, les normes de beauté et tout ce qui s’ensuit d’étiquettes que nous colle la société et de complexes qui viennent avec.
D’ailleurs j’en parlerai. Enfin, si ça vous intéresse. Il y a beaucoup à dire, sur le narcissisme 2.0, les contraintes de notre société et la sacralisation du corps et de l’image.
J’espère que c’était pas trop long/agressif/useless
Moi je vous keur, que vous vouliez me plaire ou pas.
(svp donnez moi vos avis je fais pas la pêche aux commentaires mais c’est tellement plus intéressant quand on interagit!)

une mer d’amour

largeJe ne sais pas si je suis quelqu’un de bien,
mais si je le deviens, c’est de ma mère que je le tiens.
Je ne veux pas être mère, mais je veux bien être comme la mienne.
Je ne suis pas capable de m’aimer, mais elle je peux.
Je ne crains pas autant ma mort que la sienne.

En gros, je l’aime.

Je n’ai jamais parlé de mes parents, je me suis dit qu’il était temps.
Elle ne lira pas cet article, mais je sais pas, c’est comme une petite bougie qu’on allume dans une église quand on pense à quelqu’un. (bon je côtoie assez peu d’églises mais vous avez compris la métaphore) (la bougie sent le jasmin si vous voulez visualiser… enfin imaginer l’odeur… enfin voilà…)

Aujourd’hui c’est pas vous que je keur, c’est elle.
C’était court et gnangnan mais anniversaire oblige.
(promis je redeviens dark bientôt)
Il fallait bien que j’avoue mes sentiments avant d’avoir 16 ans.
Allez on se retrouve quand j’ai ma carte vitale.

Lili.

à la fraîche

« Il faut vivre pour connaître le Beau » a dit un jour (mercredi en vérité) mon professeur d’histoire.
Je m’étais mise en tête que ça n’existait pas. Pas dans le sens où il l’entendait, tout du moins. Je ne crois pas à la beauté révélatrice ou illuminatrice, celle qui éblouit, celle qui vous retourne l’estomac.
Mais après (brève) réflexion je pense qu’il existe une beauté banale, ou peut-être n’est-ce pas vraiment le terme, disons plutôt ordinaire, quotidienne, quelque chose à laquelle (auquel?) on ne fait plus attention, qui fait partie de notre environment au même statut que respirer.
Et c’est agréable de pouvoir la contempler.
Il y a des instants, quelques minutes ou quelques heures, où l’on sort de ce que l’on vit, comme si on prenait du recul, et on prend conscience que c’est beau. Ce qu’on vit. Ce qu’on voit. C’est totalement insignifiant et probablement qu’on s’en rappellera pas mais ça fait du bien d’être spectateur de son propre bonheur.
Après, peut-être que j’ai juste un dédoublement de personnalité/une maladie orpheline et que personne ne sait de quoi je parle.
Mais c’est pas grave. Parce que le moment où j’écris, là, maintenant, c’est un de ces moments.
Je suis dans le noir avec des gens sympas, qui disent des choses sympas, et c’est sympa. Je crois.
Ça faisait longtemps que j’avais pas fait d’article bisounours (presque un mois, un record) donc il me semblait approprié de vous poster ce mauvais article écrit sur un coup de tête mais trois heures après s’être cogné (du coup d’un bleu assez laid).
J’espère que vous aussi vous êtes heureux parfois.
keur

émoi(s) de mai

Bonjour.
Je ne suis pas ici pour faire ami-ami mais pour vous imposer mes idées et mes convictions.
Mai est le meilleur mois de l’année, et voici pourquoi:
mai_muguetmai_températuremai_découvrementsmai_fériémai_annivmai_mamansmai_fin

Voilà, c’était mon premier article en dessins.
Je ne suis pas sûre d’être bonne à ça, mais j’avais envie d’essayer.
Excusez mon écriture tremblotante je suis nulle pour écrire à la tablette.
Dites moi si c’était sympa ou tout à fait sans intérêt.
J’vous keur (sauf si vous oubliez mon anniversaire)

Lili

aisance

Être à l’aise, c’est important. Je ne suis moi même pas la fille bien dans sa peau et super à son aise en toutes circonstances ; le rouge me vient facilement aux joues. Voici cependant quelques endroits où je me sens bien:

Mon quartier
Oui c’est extrêmement cliché et il me semble en avoir déjà parlé, mais j’adore l’endroit où je vis et je prend toujours un grand plaisir à le faire visiter aux gens.

Le métro
Mais pas n’importe lequel. Celui qui fait désormais partie de ma routine, que je côtoie parfois 4 fois par jour. Je commence à connaître par keur les gens qui le fréquentent, les tags, les stations et les panneaux publicitaires et il y a un côté rassurant.
Ça compte pas quand il est bondé et que je suffoque bien sur.

Sur une scène
Bon ça c’est pas toujours vrai, c’était juste pour me la jouer théâtrale un peu stylée. Il m’arrive de vouloir rester des heures comme de souhaiter m’enfoncer 6 pieds sous terre.

Chez Adèle
C’est peut être bizarre à dire, mais chez elle, je me sens un peu comme chez moi. C’est une question d’habitude j’imagine. Et je sais où est l’aspirateur.

Sur Internet
J’ai l’impression qu’Internet est un monde parallèle où les soucis de la vraie vie sont secondaires. Je me sens bien ici, sur mon blog, à vous raconter ma vie, ou devant des séries, ou sur des sites à caractère pornographique (retrouvez le mensonge parmi les vérités)

Dans mon nouveau pantalon
(oui c’est un crescendo d’étrangeté)
Ce jean a beau faire beaucoup parler (qualifié par certains de « beauf » ou de « Desigual ») moi je l’aime et je me sens bien quand je le porte donc fuck les rageux.

Dans les bras des gens
Pas ceux des inconnus ni du faux père Noël des Galeries Lafayettes. Avec les gens que j’aime ou avec qui j’ai partagé des trucs forts. Ou juste mon calinfriend attitré.

Avec certaines musiques

Je suis peut-être la seule dans ce cas de figure mais il y a des musiques qui me « mettent bien », pas comme on l’entend d’habitude mais simplement dans le sens où elles me rendent confiante et énergique.

Bon je pourrais encore en citer beaucoup comme mon lit ou ma famille ou mon placard sous l’escalier (retrouvez le mensonge parmi les vérités bis) mais j’ai suffisamment étalé de choses personnelles, la tartine est pleine. (je vous laisse un peu de temps pour comprendre)

Cet article est plutôt de type moyen mais c’était juste pour rester un peu régulière pendant que je suis far far away (comme Shrek).
Dîtes-moi où vous êtes à l’aise et surtout si vous êtes mal à l’aise quand je vous parle de mon nouveau jean.
De toute façon je vous keur.
Lili.

PS: oui je vous ai mis des photos sans aucun rapport pour le plaisir des yeux.

À votre bon cœur

Oyé oyé, gentes dames et beaux damoiseaux.

Je m’adresse ici aux féministes parmi vous, mais surtout aux non-féministes.
Si vous aviez quelques pièces, pas grand chose, 2€, et un peu de temps à accorder à une bonne cause, deux ou trois trajets en métro, un voyage en train, ce que vous pouvez vous permettre, je vous serais plus que reconnaissante de lire We should all be feminists, la bible de l’intelligence et du féminisme, écrit par Chimamanda Adichie.

Ce livre a beau être court, au prix d’un paquet de bonbons dans les distributeurs du métro et avec une couverture de mon point de vue pas très attirante, il est quand même une pépite en manière d’arguments et de prise de conscience et waw je ne trouve pas les mots tant j’ai adoré.

Que vous ayez 12 ou 47 ans, que vous aimiez lire ou pas, que vous soyez un homme, une femme ou une loutre, trouvez ces 2€, en pièces de 5 centimes s’il le faut, et trouvez ce livre, et trouvez le temps de lire, et trouvez la motivation de revenir sur cet article pour me faire un compte-rendu.

Je veux pas de likes, de trophées, de comptes fan, de « verified » sur mon twitter.
Je voudrais juste vivre dans un monde où le féminisme est aussi courant que les tags sur Youtube, et où la femme boss, pompier, entrepreneuse, réalisatrice, chef cuisinier et j’en passe est aussi courante que l’homme secrétaire, au foyer, réceptionniste, hôtesse de l’air…

Et vous vous disiez qu’il manquait la touche « internet », je vous pose là deux vidéos d’angle humouristique sur le féminisme, que vous pouvez regarder, ou pas.

Bon je vous laisse, j’ai assez forcé, mais je reviens bientôt avec ce fameux article que j’avais promis il y a quelques semaines/mois?
keur

Lili

pensées sans-fil

Vaut-il mieux privilégier la qualité ou la quantité? eh bien aujourd’hui je ne met en avant aucun des deux, tel est pris qui croyait prendre (???) !
Apparemment un blanc de plus de 10 secondes n’est gênant que si vous êtes avec des gens avec qui vous n’êtes pas à l’aise, et oui cette phrase est beaucoup trop longue.
Vu que je laisse des blancs de plusieurs mois entre nous j’estime que ça veut dire qu’on est relativement proches.
Du coup je vais vous dire des choses random et je compte sur vous pour faire la même chose dans les commentaires, non pas parce que je suis en manque de notifications mais parce que WordPress est une plateforme d’échange (je crois). Et je vais essayer de relier de manière plus ou moins habile toutes mes infos, pour reproduire cet étrange phénomène qu’est la réflexion.
Et oui désolée, je vais encore vous balancer plein de de liens de l’Internet mais y a de tellement de choses folles et passionnantes dessus!

Je vais commencer par une info des plus enrichissantes, et qui je pense comblera la plupart d’entre vous: puisqu’on parle de blanc, j’ai envie d’acheter un pantalon de cette couleur. Mais je ne vais vous le cacher, il faut avoir des cuisses en cure-dents pour l’assumer, et ce n’est très clairement pas mon cas. D’ailleurs j’ai fêté il y a peu mon moinniversaire en même temps que le premier mois de mon « rééquilibrage alimentaire », parce que dans la vie si on s’aime pas ça il faut faire ce qu’on peut pour que ça change. En parlant de confiance en soi et de corps, j’ai récemment découvert le super(be) projet The Nu Project. Le nom est assez explicite et l’idée simple: faire des « nudes » honnêtes de gens venant des 4 coins du monde. Pas de mannequins pro, pas de glamour. Juste des personnalités, des espaces, des insécurités. Ça peut avoir l’air de voyeurisme mais les photos n’ont rien de sexuelles, elles cherchent juste à mettre en avant la diversité et à promouvoir l’amour de soi-même. Et c’est beau putain.
On peut quand même reprocher le fait qu’il y est très peu d’hommes, ce qui s’explique très facilement par le fait que le culte du corps masculin et sa sexualisation est beaucoup moins présente dans notre culture à tous.
Ce qui m’amène à un sujet dont je ne me lasse pas: le féminisme. Ma route a d’ailleurs croisé celle d’une excellente web-série, Martin Sexe Faible, réalisée par la géniale Juliette Tresanini. Elle met en scène un homme dans un monde où les femmes ont le pouvoir, et souligne tous les problèmes de société qui passent (presque) inaperçus.

En parlant d’inaperçu, il y a un sujet que j’ai rarement vu abordé sur Internet, et c’est bien dommage, et je ne suis moi même pas la plus à l’aise à en parler, mais bon y a des jours où faut prendre ses couilles, surtout quand on en a pas, et c’est le cas de parler de couilles puisque je vous parle de masturbation féminine. Non ce n’est pas un gros mot, et d’ailleurs si vous voulez en parler en soirée (ce qui n’est pas toujours une bonne idée) vous pouvez caser le mot scientifique (ou presque) voté l’année dernière, Klittra. Et oui c’est laid. Bon si vous avez encore des doutes sur la chose je vous conseille l’article sur Golden Moustache d’Eleonore Costes, très simplement intutilé Se branler.
En parlant de branlette, voilà très probablement mon tweet préféré pour l’éternité:

Ça me fait d’ailleurs penser à un autre twitter/blog que j’affectionne tout particulièrement, il s’agit de celui de Sarah Andersen qui poste des dessins très mignons et drôles et intelligents et que je recommande vivement!
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Parlons peu parlons blogs, un certain le tueur dont certains auront certainement entendu parler (cliquez ici pour de plus amples informations) vient de plonger dans l’univers mystique de la blogosphère avec sa horde de cochons mignons mais méchants. Mais bon ça on s’en fout, ce qui est important c’est qu’il m’a fait connaître l’incroyable site Rimailleur, et sa fonction parfaitement inutile mais très drôle de remplacer aléatoirement des mots d’un texte par d’autres. J’ai déjà essayé avec certains de mes articles et je me fend la poire. (cf un exemple ci-dessous du paragraphe actuel en mode inception)
Capture d’écran 2016-04-12 à 22.38.49D’ailleurs j’aime pas les poires, je préfère les pommes. Et je vais peut-être à New York à la Toussaint. New York, la grosse pomme, vous suivez?
Puisqu’on parle de voyage, je pars à Berlin la première semaine des vacances (rien que le mot me fait saliver), alors je sais pas si ça vous intéresserait que je fasse un article dessus… peut-être prendre des photos?
C’est terrible j’ai encore beaucoup trop de choses à dire mon esprit est un tel clafoutis y en a partout comme dans un gang bang japonais…
Mais toutes les bonnes choses ont une fin et cet article est beeeeeaucoup trop long.
Et j’ai abusé du mot « parler » (je suis confuse).
Bon ça redevient régulier tout ça mais si ça pouvait être intéressant en même temps ça m’arrangerait.
Je vais faire de mon mieux.
J’espère que vous serez indulgents, même si je suis

(et puisqu’on parle de musique je vous conseille le blog de Léola, une petite perle en son genre)

Lili.

PS: « Dieu est au ciel/pêcheur ce que le pêcheur est au poisson. »
Si vous n’êtes pas sûrs de comprendre, je vous rassure moi non plus.

deux keurs, quatre prunelles

Je ne sais jamais comment définir ce que je fais, mais il me semble que tout tourne un peu (beaucoup) autour de ma vie. je vous ai confié beaucoup de choses intimes, peut-être trop – la barrière du privé est si vite franchie – et les plus assidus peuvent déjà faire un portrait robot de qui je suis.
Mais s’il y a bien une chose que je n’ai pas développé, et qui pourtant dit beaucoup de moi, ce sont mes amis.
Je ne vais pas tous vous les présenter, non pas parce que je suis particulièrement populaire et entourée de centaines de personnes, mais parce que ça n’aurait très certainement aucun intérêt.
Ceux dont j’aimerais parler ont déjà été cités, je crois, de manière antérieure, mais je n’ai jamais mis de mots sur eux et sur nous.
C’est la que ça devient cheesy donc si vous êtes misanthropes ou pas trop dans le délire « bisounours » je vous autorise (voir vous préconise) à quitter cette page.
Les deux personnes que je vais sous peu « aborder » ne sont pas celles « que j’aime le plus » ou celles « que je prendrai dans mon sac sur une île déserte », juste celles dont la connaissance pouvait être le plus enrichissante pour vous (moui c’est pas tout à fait ça non plus mais je sais pas le formuler mais en gros les autres vous vexez pas je vous aime aussi).

(les dames d’abord, même si je suis encore mitigée sur l’appartenance de la galanterie au sexisme)
Adèle
La morale de ma relation avec Adèle, c’est qui ne faut pas (toujours) se fier à ses premières impressions.
Je me rappelle très clairement avoir dit les premières semaines à une amie hors de mon lycée « oh elle est sympa mais je ne me vois passer l’année avec elle… »
Je ne pouvais pas me tromper plus.
Je vais pas vous faire un paragraphe sur la superbe personne qu’elle est, mais je vais plutôt la définir en dessin:
adèleJe lui ai par demandé de réagir en quelques mots à ce dessin, mais elle a préféré m’écrire une dissertation, en bonne littéraire qu’elle est:
« Ce dessin est tout à mon image. Et oui, j’assume ! Mais il y a quand même un oubli: toi, Lili. Parce que bon même si ça fait seulement 8 mois qu’on se connaît, je pense que tu mérites d’apparaître sur ce dessin. Adèlili pour la vie. Quelle belle devise ! Tu m’as dit un jour que l’amitié ne durait qu’un temps. Et bien be careful (voilà je place un peu d’anglais vu mon niveau exceptionnel) car je compte bien m’accrocher et tu sais bien que j’ai du mal à lâcher prise (parce que je suis une forceuse, et oui !).
Voilà je voulais juste profiter de cette place sur ton blog (quel honneur !) pour te faire cette belle déclaration d’amour (je suis sûre que vous avez tous versé une larme bien entendu). Bon après tu sais bien que ça ne me ressemble pas du tout donc je vais m’en tenir là, même si je pourrais faire ton éloge et dire à quel point tu es admirable, souriante, jolie, créative, fantastique… Mais je ne le ferai pas parce que cela te rendrait mal à l’aise (mais il faut que vous sachiez même si vous vous en doutez sûrement que Lili est un chic type) (car oui Lili est un homme, je vous le dis au passage, ici, en toute intimité).
Adèle (la bestou) »

Le Tueur
La morale de ma relation avec le tueur (oui c’est en fait un article moralisateur sponsorisé par le gouvernement) c’est qu’il faut se lancer. Mon amitié avec cette personne (dont le nom ne sera pas révélé par soucis d’esthétique) se base sur un feutre. Je vais pas vous raconter toute l’histoire parce que osef et que c’est déjà trop long mais je ne sais pas où j’en serais si je n’avais pas pris l’initiative de lui parler. Encore une fois c’est un gars génial blablabla on connait la chanson (keur), mieux vaut une belle (moui) image qu’un long discours.
emile(les rageux qui diront « rouge » pour les filles, « bleu » pour les garçons, et bien non, j’ai juste pris leur couleur préférée. BOUM.)
Fidèle à sa personnalité, le tueur (ah c’est bizarre de l’appeler tout le temps comme ça) a eu plus de mal à faire un commentaire.
La réaction version finale-1
Et bien sûr le fourbe a évité toute remarque concrète, prouvant encore une fois qu’il est ensemble vide en plus d’être un mauvais bestou (ceci est faux, c’est ça le gag, c’est l’inversion).

L’adolescence, c’est la période où on change le plus. Pas seulement par rapport à la puberté mais surtout par rapport à ceux qu’on côtoie au quotidien. Ce sont eux qui forgeront la personne que vous serez plus tard. Et franchement, je ne pourrais pas être mieux entourée pour passer de chenille à chenille adulte.
Je souhaite à toutes les pièces de puzzle que vous êtes de trouver les autres pièces qui vous complèteront pour former des chef-d’œuvre pour les 3-4 ans. (élue pire métaphore de 2016).
Et remember, je keur mes amis, mais je vous keur aussi.
A la prochaine (plus bientôt que la dernière fois j’espère…)
Lili