en toute intimité

Je m’étais promise de ne pas faire d’article sur mon couple, parce que les gens heureux qui étalent leur vie sur Internet ça peut vite être frustrant, voir gerbant. Et puis ce serait malaisant s’il me quittait dans deux jours avec ce post en ligne.
Mais je me sens coupable de vous envoyer tant d’ondes dépressives et puis aujourd’hui ça fait 6 mois, alors ça se fête. J’ai l’impression que c’était hier, que je tombais amoureuse, que je découvrais son nom, sa personnalité, son corps.
On se sent si niais quand on aime. On se sent sourire quand on reçoit un message, quand on le regarde, et on a beau penser à des bébés chats morts, il y a cette impossibilité de se débarrasser de cet air béat. Cette impossibilité de penser à autre chose, même quand la situation ne s’y prête pas du tout. On se retrouve à se rappeler de petits détails en plein milieu d’un examen, à penser à ses fossettes et à ses yeux noisette (pas sûre que ce soit la couleur exacte mais ça rime). Quand on regarde l’heure, dix minutes ont passé.
Et ça va encore plus vite quand on est ensemble.
On imagine assez difficilement que l’ennui puisse être quelque chose d’agréable. On associe souvent ça au travail, à la solitude ou aux tâches qu’on nous impose.
Mais s’ennuyer avec quelqu’un qui nous plait, ne rien faire, traîner dans un lit, faire la grasse matinée, se fixer pendant des heures, s’effleurer, regarder des dessins animés, pleurer, reporter à plus tard les choses importantes et se dire qu’on va rester là toute la vie, il n’y a rien de plus reposant.
Et le temps passe si lentement et à la fois si vite.
Mais quelqu’un doit toujours partir. Et l’autre se sent abandonné.
C’est pas qu’on veut, mais on a 16 ans, des parents, des contraintes.
Vit-on vraiment un jour contrôlé par l’amour?
Il semble qu’il ne soit jamais autorisé de s’y adonner complètement. Il n’y a pas de « congé amour », pour les nouveaux couples, pour apprendre à se connaître, à se toucher, avant de devoir faire face à la routine.
Je crois qu’on est plus vraiment un nouveau couple. J’ai l’impression qu’il sait toujours ce que je vais lui répondre, qu’il sait toujours que je vais lui voler son briquet ou lui dire que ses cheveux sentent le Petit Marseillais.
Ça peut sembler anodin, tout ça, cette histoire, dans ma petite vie d’adolescente dans ce petit monde de 7 milliards d’êtres humains.
Mais s’il y a quelque chose dont je manquais, ce n’est pas d’amour, mais de confiance. En moi, en les autres aussi. Et il m’en donne beaucoup. Quand il dit m’aimer j’arrive presque à le croire, et parfois je me trouve belle dans ses yeux.
C’est un bon début.
Encore six mois et je vous écrirai des posts sur les pâquerettes et la beauté du ciel.

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